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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:26

Voici l'article paru aujourd'hui dans Sud-Ouest au sujet de la restauration scolaire à Nérac, Agen, Le Passage et Bon-Encontre :

Depuis la rentrée, le cahier des charges imposé au tout nouveau fournisseur des repas donne la priorité aux produits agricoles issus de filières courtes. C'est inédit.

 

20 % de produits bio et surtout la part belle faite à l'agriculture locale, c'est l'initiative novatrice du groupement d'achat formé entre Agen, Nérac, Le Passage-d'Agen et Bon-Encontre.

Le marché conclu depuis la rentrée avec une nouvelle société de restauration collective va de pair avec une inédite remise à plat du cahier des charges. Soit 20 % de produits bio requis par repas et surtout la priorité donnée à l'agriculture locale, laquelle ne se plaindra pas. En se fondant ainsi sur les filières courtes, en invoquant l'économie de transport réalisée et au passage le moindre rejet de CO2, l'initiative se veut pionnière en France. Quel que soit l'affichage politique, du Nouveau Centre au Parti socialiste, il y a un même consensus entre Agen, Le Passage-d'Agen, Bon-Encontre et Nérac : les quatre communes ont constitué un groupement d'achat, ce qui fait 2 500 repas servis par jour dans les cantines ou à domicile par les services sociaux. Tous sont préparés à la cuisine centrale d'Agen.

« Même les candidats qui ont répondu nous ont dit que le cahier des charges était pointilleux », vante Sandrine Pequignot, chargée du contrôle qualité de la restauration collective à la mairie d'Agen. Le marché ira toujours « au plus offrant » mais l'oeil est rivé sur le réseau de quelque 183 producteurs ainsi constitué dans le seul Lot-et-Garonne. C'est toute la nouveauté. Si la viande provient plutôt des départements voisins, ce sont bel et bien « 90 % des fruits et légumes » servis dans les assiettes qui sont issus du département, selon Avenance, le nouveau prestataire de restauration collective prié de livrer l'adresse de l'agriculteur pour tout produit livré à la cuisine centrale. « Avant, ça n'existait pas. Je ne voyais pas apparaître le nom du producteur », illustre Sandrine Pequignot.

« En faire une vitrine »

« C'est une révolution, un changement complet de nos méthodes de travail. Changer de filières d'approvisionnement, c'est compliqué », assure Maxime Bourdillat, directeur régional des ventes d'Avenance, le prestataire retenu « pour un an renouvelable trois fois, une pression supplémentaire », considère Sandrine Pequignot. La nature étant bien faite, l'éventail de productions lot-et-garonnaises, notamment en matière de fruits et légumes, a facilité la tâche d'Avenance. « C'est une chance qu'on a eue. » Le marché lot-et-garonnais est appelé à servir d'exemple au sein du leader de la restauration scolaire en France. « C'est une nouvelle façon de travailler qui va vraisemblablement se développer. Ça reflète les attentes des consommateurs. On souhaite en faire une vitrine », continue Maxime Bourdillat.

Chez PrimAlbret, le bureau commercial de la coopérative néracaise Cadralbret référencé par Avenance, on se félicite « bien entendu » du dispositif : « Les filières courtes, le produit ultra-frais, les produits de saison, ça correspond à ce que les parents attendent. On fait beaucoup d'effort pour arriver à travailler ensemble », assure Christine Vauvrissou, commerciale.

 

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