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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 11:56

FNACA.jpgVoici le discours que j'ai prononcé lors de la cérémonie du 19 mars marquant la fin de la guerre d'Algérie :

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à féliciter le président DUBOURDIEU pour l’organisation toujours parfaite de cette cérémonie.

Aujourd’hui, à Nérac comme dans beaucoup de communes de France, nous commémorons la fin de la guerre d’Algérie.

Le 18 mars 1962, après de longues négociations, les accords d’Evian étaient signés entre le gouvernement Français et les représentants du FLN. Ces accords, comme le rappelle l’ordre du jour du général Ailleret, prévoyaient un cessez-le feu applicable dès le 19 Mars sur tout le territoire Algérien.

Depuis 1963, la FNACA a choisi cette date pour se souvenir des 30 000 militaires français tués, mais aussi de tous les civils disparus des deux côtés.

En effet, quelle autre date que celle du cessez-le-feu retenir pour commémorer la fin d’un conflit qui ne porte le nom de guerre que depuis 1999.

Il y a quelques années, le conseil municipal de Nérac a voté un vœu, comme 20 000 autres conseils municipaux de France, pour la reconnaissance du 19 mars comme date officielle.

Je veux vous dire qu’à la place où je suis aujourd’hui, je vous aiderai aussi souvent que vous me le demanderez pour aller dans ce sens.

Vous avez évoqué lors de la lecture de votre manifeste plusieurs conflits qui ont ébranlé le monde au cours du XXème siècle. Comme le 8 mai ou le 11 Novembre, le 19 mars est une date de souvenir.

Et à mon sens, ce qui est important dans l’hommage aux morts de toutes les guerres, c’est qu’il y a finalement toujours un message de paix et d’espoir pour la génération du moment et celle qui vient.

Par delà le silence de sa mort, chaque soldat, chaque civil qui a laissé sa vie dans un combat, dans un attentat, chacun de ceux-là nous dit que seuls le respect et la solidarité humaine sont les remparts contre la barbarie qui n’est jamais bien loin pour peu qu’on n’y prennent pas garde.

Il est de notre devoir de ne pas l’oublier.

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