Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:30

FNACA.jpgCongrès départemental de la FNACA

 

Voici le discours que j'ai pronocé lors du congrès départemental de la FNACA qui s'est tenu ce week-end à Nérac :

 

C’est avec un réel plaisir que j’accueille ici à Nérac le congrès départemental de la FNACA qui est important puisqu’il marque les 50 ans de la fin de la guerre d’Algérie. Il y a 10 ans, dans cette même salle, j’étais déjà à vos côtés puisque je représentais le député de l’époque, Alain Veyret.

 

Aujourd’hui, c’est en tant que Maire que je vous accueille et j’ai voulu que toutes les facilités vous soient faites pour que ces deux jours de congrès se passent au mieux.

 

Pierre Camani, Président du Conseil Général et sénateur de Lot-et-Garonne m’a demandé de l’excuser. Il est retenu par d’autres obligations mais m’a prié de vous saluer chaleureusement.

 

Vos combats, vos engagements et vos valeurs, je les connais et je les partage.

 

Jean Lacouture écrivait il y a quelques années : « Le jour où s’achève la guerre d’Algérie, un vieil empire s’effondre et une jeune nation accède à l’existence. »

 

Le 19 mars 1962, les accords d’Evian mirent un terme à l’un des conflits les plus douloureux qui concerna notre République.

 

La douleur ne provient pas seulement du nombre de morts, nous savons que les deux guerres mondiales firent plus de victimes.

 

La douleur de la guerre d’Algérie, provient de ce qu’elle mit progressivement face à face deux légitimités, deux communautés qui finirent par ne plus pouvoir trouver de raisons de vivre ensemble et dont le point final fût d’aboutir à une douloureuse séparation.

 

Cette guerre est venue de loin.

 

Il ne s’est pas agi pas d’une réaction spontanée à un occupant détesté.

 

Elle plonge ses racines dans l’incapacité de la République à garantir l’égalité de traitement des populations vivant sur le territoire Algérien.

 

Une République qui ne reconnut pas les mêmes droits à tous les hommes et les femmes qui, ensemble, peuplaient les départements pourtant français d’Algérie.

 

Ceux que l’on appelait pudiquement les indigènes et qui formaient l’écrasante majorité de la population n’avaient pas les droits légitimes, étaient traités différemment même quand ils étaient destinataires de l’instruction et des diplômes de l’école de la République.

 

Tout simplement parce que l’Algérie au fond était d’abord et avant tout restée une colonie.

 

Le drame de l’Algérie française fût que notre République n’eut malheureusement pas la force d’y imposer ses valeurs.

 

Pourtant tout au long de la présence française en Algérie des esprits courageux tentèrent d’engager un processus de réforme qui aurait peut-être s’il avait pu aller à son terme, changer le cours inexorable des choses.

 

A chaque fois étaient torpillés les efforts timides de changement qui apparaissaient néanmoins comme des signes d’espoirs chez nos compatriotes musulmans qui ne désespéraient pas encore de la France.

 

Alors l’espoir quitta définitivement les rangs des 8 millions et demi d'Algériens.

 

Cela commença un 8 mai 1945 alors que par millions nos compatriotes célébraient la fin du joug nazi en Europe.

 

Ce 8 mai 1945 commencèrent à Sétif et Guelma les terribles convulsions qui allaient agiter l’Algérie jusqu’à la proclamation de son indépendance et sa transformation en République algérienne le 25 septembre 1962.

 

Ce fût la période de ce que l’on appela les « événements »,

 

Evénements qui devaient entraîner des opérations de « pacification ».

 

Mais il s'agissait bien d'une guerre.

 

Nos deux peuples payèrent un lourd tribut à cette guerre.

 

Prés de 30 000 Français y laissèrent leur vie et 65 000 furent blessés, militaires de carrière mais aussi appelés du contingent.

 

Nombreux d’entre vous ici présents ici aujourd’hui sont là pour témoigner.

 

Mais nous n’oublions pas non plus les 4 000 victimes d’attentats terroristes en France et en Algérie.

 

Nous n'oublions pas les 200 000 harkis qui servirent la France et que la France a abandonnés.

 

Nous n'oublions pas enfin le million de Français d’Algérie contraints de quitter leur terre natale y laissant leurs souvenirs de jeunesse, leur vie d’adulte, leurs biens et pour beaucoup d’entre eux leurs morts.

 

Bâtir un avenir de paix et de fraternité entre les peuples c’est honorer de la plus belle manière le sacrifice de nos soldats morts au combat dans cette guerre d’Algérie. C’est cela, en grande partie, je pense, que vous mettez dans la date du 19 mars.

 

Comme le 11 Novembre ou le 8 Mai, le 19 Mars est une date de souvenir.

 

Chacune de ces dates permet le rappel d’événements majeurs de notre histoire, mais d’événements différents. C’est pourquoi je suis plus que réservé sur l’instauration d’une date unique « d’hommage à tous les Morts pour la France.»

 

L’Histoire n’est pas simple. Réduire à une date unique le moment du souvenir, c’est refuser l’effort d’explication, c’est se soustraire au travail de réflexion nécessaire pour regarder notre Histoire en face, avec toute la fierté et le recul nécessaires.

 

C’est pourquoi à Nérac nous célébrons avec tous les égards dus à ce devoir de mémoire les dates du 11 Novembre, du 8 Mai et du 19 Mars et c’est pourquoi je serai à vos côtés dans quelques jours au Monument aux Morts pour le 19 Mars 2012.

 

Je vous souhaite une bonne fin de congrès à Nérac !

 

agenda.jpgAgenda du 5 au 11 Mars

 

Lundi matin

Ecole Jean Rostand

 

Lundi après-midi

Réunion des chefs de services CCVA (Maison Aunac)

Présentation de l’Agenda 21 de Nérac à une classe du Lycée (Nérac)

Réunion de la section du PS de Nérac

 

Mardi matin

Présentation de l’évolution des aides du conseil général aux communes (Conseil Général)

 

Mardi après-midi

Rendez-vous avec (Mairie)

Réunion « eau » (Mairie)

Visite « Délices de Lafitte » (Montgaillard)

Réunion de la majorité municipale (Mairie)

 

Mercredi matin

Rendez-vous (Mairie)

Réunion avec les chefs de service préparation budgétaire (Mairie)

 

Mercredi après-midi

Bureau municipal (Mairie)

Vote du budget @grinove (Maison Aunac)

Conseil d’administration (Collège Henri de Navarre)

Débat d’orientations budgétaires CCVA (Maison Aunac)

 

Jeudi matin

Travail dossiers CCVA (Maison Aunac)

 

Jeudi après-midi

Ecole Jean Rostand

Débat d’orientations budgétaires Nérac (Mairie)

Concert Philippe Uminski (Espace d’Albret)

 

Vendredi matin

Commission Education Transports scolaires (Conseil Général)

Commission permanente (Conseil Général)

 

Vendredi après-midi

Rendez-vous (Mairie)

Travail dossiers municipaux (Mairie)

Vernissage (Galerie des Tanneries)

 

Samedi matin

Rendez-vous (Mairie)

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires