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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 12:21

Raymond Soucaret, Maire de Francescas de 1968 à 2014, conseiller général de 1970 à 2001, sénateur de 1981 à 2001 est décédé ce matin à l'âge de 90 ans. Voici ci-dessous l'entretien avec lui que j'avais publié en 2012 dans mon livre "La vie politique à Nérac de 1934 à 2008".

 

Dans quelles circonstances êtes-vous élu pour la première fois à la Mairie de Francescas ?

 

J’ai été élu la première fois à la mairie sur un malentendu. Un malentendu qu’il y a eu au niveau de la municipalité qui était aux commandes jusqu’en 1965 aux côtés de Monsieur Bousquet. J’ai appris dans le courant de l’hiver 1964-1965 que ses colistiers étaient en train de lui préparer une vacherie en montant une liste contre lui pour essayer de le faire battre car ils le trouvaient un peu laxiste. Je savais que Monsieur Bousquet avait décidé de me trouver pour faire partie de la liste, ainsi que mon beau-frère qui habitait à l’épicerie. Le bruit courait que deux beaux-frères ne pouvaient pas être sur une même liste, ce qui est parfaitement faux. Ca a crée une zizanie, et j’ai pris la mouche ; je suis allé voir Bousquet pour lui dire que ses copains voulaient lui faire cette vacherie. Il n’était pas au courant. Je lui ai proposé de l’aider à monter une liste qui tient la route, avec des hommes et des femmes –des hommes plutôt car il n’y avait pas de femmes- qui ont fait leurs preuves. Il m’a donné carte blanche et on a fait cette liste et on a été élus au premier tour. Comme j’étais arrivé en tête, les conseillers voulaient que je prenne la mairie, ce que j’ai refusé car j’avais une entreprise qui marchait bien et que je devais faire tourner. On m’a alors mis premier adjoint. En 1968, la secrétaire de Mairie est partie à la retraite et Monsieur Bousquet a choisi de le remplacer par Monsieur Barrère. Mais il n’en a pas parlé en conseil municipal. Une partie de l’équipe a fait circuler une pétition en disant qu’ils n’étaient pas d’accord car ils considéraient que le maire avait abusé de ses pouvoirs en choisissant comme il l’avait fait. Ils sont venus me faire signer la pétition, ce que je ne pouvais pas faire puisque j’étais au courant du choix du maire puisqu’il m’en avait parlé. Je leur ai alors demandé qui ils souhaitaient mettre comme maire si Bousquet démissionnait. Ils m’on répondu : « Toi ». Ils ne m’avaient pas demandé mon avis ! Finalement, ils m’ont convaincu, mais je souhaitais que cela se passe dans le calme le plus parfait. J’ai alors demandé que le jour du vote tous les élus votent pour lui, après quoi il donnerait à nouveau sa démission pour que je puisse alors me présenter. C’est ce qu’il s’est passé, en 1968, après les « événements ». Nous étions 13 au Conseil municipal. Bousquet à eu 12 voix et moi une, la sienne. Comme prévu, il a démissionné et j’ai été élu. J’ai depuis été réélu sept fois, chaque fois au premier tour avec les listes que j’ai présenté.

 

Votre élection au conseil général vient par la suite…

 

Monsieur Bousquet était aussi conseiller général. L’échéance arrivait en mars 1970. Il a décidé de ne pas renouveler son mandat et on m’a demandé de me présenter. C’est ce que j’ai fait. Nous étions trois candidats : Dufoir le Maire de Fieux, Farré le Maire de Saint-Vincent-de-Lamonjoie et moi. J’ai été élu au premier tour et je l’ai été de la même façon en 1976, 1982, 1988 et 1994 avant de laisser la place en 2001.

 

L’étape d’après, c’est 1981, le Sénat

 

Le Sénat, ça commence en 1974 quand je deviens suppléant de Bordeneuve. Georges Caillau a été un temps candidat en 1967 aux législatives avant de renoncer. En 1968, après la dissolution, il devient député à la place du député sortant FGDS Bordeneuve. Jean François-Poncet avait été lui aussi été battu par Caillau dans cette triangulaire. Pierre Labadie, adjoint au Maire à Nérac était le suppléant de Jean François-Poncet. Il a démissionné de la mairie et cela a été un perpétuel concours de grimace entre Caillau et Jean François-Poncet. Comme j’étais un supporter et un ami de JFP, on s’est servi de moi pour gêner Caillau.

Quand Bousquet a arrêté d’être Maire de Francescas, il a du cesser d’être Président du syndicat de voirie. Il fallait élire un président. Les autres maires avaient pensé à moi, sauf le maire de Moncrabeau. Mais on avait mal préparé cette élection. Quand le doyen de la séance fait appel à candidature, le Maire de Moncrabeau se lève et dit : « Moi je n’en vois qu’un qui peut prendre la présidence de ce syndicat, c’est le Maire de Nérac, Georges Caillau ». Caillau qui était au courant et d’accord sur le fait que je prenne la présidence ne réagit pas. Il ne dit rien. Silence. Il laisse faire l’élection, et il me bat d’une voix. Il a été un très bon président et on a mis de l’ordre dans la maison.

Les sénatoriales arrivent en 1974. Caillavet était sénateur. Perpère qui était le suppléant de Bordeneuve ne se représentait pas. Il fallait un suppléant. Comme Caillavet était considéré comme Agenais, Bordeneuve était considéré comme Villeneuvois, que Bacqué, suppléant de Caillavet était considéré comme Marmandais, il fallait un Néracais. Et puis il y avait une lutte intestine au Parti Radical entre Caillavet et Bordeneuve. Il n’y en avait qu’un qui était considéré comme pouvant les rabibocher un peu, c’était moi. On est donc venu me trouver.

Sur la lancée, il y a eu l’élection à la présidence du syndicat de l’eau. Caillau a été candidat. Jean François-Poncet qui voit rouge chaque fois qu’on parle de Caillau me demande d’être candidat. Je ne souhaitais pas l’être car le sortant était Capitant le maire de Lamontjoie. Il m’avait soutenu pour le conseil général, je ne pouvais pas être candidat contre lui. On est allé lui expliquer que Caillau allait être élu contre lui et qu’il fallait présenter un troisième larron pour provoquer un second tour. Caillau a été candidat, Capitant a été candidat et je l’ai été aussi. J’ai été élu d’une voix, malgré le cousin de Caillau, Séailles, le maire d’Espiens qui était scrutateur et qui a déchiré un bulletin à mon nom pour le rendre nul…

En 1981, le 3 janvier, le Préfet me téléphone pour me dire : « Monsieur Soucaret, vous êtes sénateur de Lot-et-Garonne car Monsieur Bordeneuve est décédé hier soir. » Caillavet, avec qui j’étais encore en très bon termes s’est encore servi de moi. Il a beaucoup de qualités. Il ne les a pas toutes. Il s’était fait mettre à la porte du groupe de la gauche démocratique au Sénat. Il leur a dit : « Je vous amène un nouvel adhérent, mais à condition que vous me réintégriez. » Ce qui a été fait.

Je suis allé faire un tour au sénat en janvier, mais c’était les vacances parlementaires. J’ai vraiment commencé à siéger au sénat en juin 1981, juste après l’alternance. C’est à cette époque que j’ai embauché Stéphane Baumont, qui avait quelques attaches ici.

J’étais élu jusqu’en septembre 1983. J’étais face à une alternative : soit je laissais filer le temps jusqu’à cette date et n’étais pas candidat ensuite, soit je faisais le travail et pouvais prétendre à être à nouveau candidat. Baumont m’a mis sur le chemin du travail. On a beaucoup travaillé et en 1983, j’ai été à nouveau candidat et très bien réélu.

 

Dans les années 1970, vous étiez politiquement à gauche. Vous signez des tribunes dans la presse locale en 1974 pour soutenir la candidature de François Mitterrand.

 

Oui. Tout à fait. Je suis rentré aux jeunesses radicales en 1946. Mon premier acte politique, ça a été de coller des affiches pour Caillavet, qui était candidat radical aux législatives le 2 juin. Je me souviens bien de la date, car je me suis marié le 1er juin et le 2 je collais des affiches avec ma femme ! J’ai continué à militer chez les radicaux. Je suivais Caillavet. Les radicaux de Lot-et-Garonne qui étaient presque tous derrière Caillavet l’ont suivi au moment de la scission liée au programme commun. On a crée les Radicaux de Gauche. Je n’y suis pas resté longtemps car je me voyais mal défiler aux côtés de Séguy ou Georges Marchais ! Il y avait de plus eu l’affaire de l’élection de Chaban-Delmas à la présidence de la Région Aquitaine fin 1974. Nous étions quelques uns à avoir soutenu sa candidature et à avoir voté pour lui. Menacés d’être exclus par Fabre lui-même, nous avons préféré partir. Après cela, je suis resté aux Radicaux Valoisiens, au centre droit. J’ai abandonné la présidence des radicaux valoisiens de Lot-et-Garonne mi-décembre 2010.

 

Bordeneuve est battu en 1976 à Penne d’Agenais, il ne peut donc plus être Président du Conseil Général.

 

C’est cela. Il fallait trouver un Président. On se posait des questions et on ne savait pas trop qui on pouvait mettre. Jean François-Poncet tirait les ficelles dans la perspective des sénatoriales de 1983. Il faisait partie de la commission de l’agriculture au conseil général et était très respectueux d’Andrieu, le président de cette commission. Andrieu était progressiste, SFIO très modéré. On a décidé qu’on pouvait l’accepter comme Président contre la gauche, et notamment Cazassus. Il a été élu dans la confusion, dans un climat tendu. L’élection a eu lieu à 15h30 alors que nous étions réunis depuis le matin. A l’époque le conseil général était à la Préfecture. C’était Descayrac de Villeneuve qui portait la candidature de Cazassus. Il y a eu une vive discussion entre Esquirol et Descayrac et j’ai le souvenir d’Esquirol prenant Descayrac par le col d’une main et par la ceinture de l’autre pour l’envoyer en bas des marches.

Andrieu est mort en 1978.

 

Pourquoi Jean François-Poncet n’est pas devenu président en 1976 ?

 

Ce n’était pas prêt. Il était à l’Elysée, peu présent en Lot-et-Garonne. Il n’en a pas été question à ce moment. Il a par contre piloté depuis Paris l’élection d’Andrieu. Je l’ai eu au téléphone plusieurs fois dans la journée.

 

En 1978, donc, Andrieu décède.

 

Oui. On va à ses obsèques à Monflanquin. Dans le cimetière, on a fait une mini réunion, avec de Cacqueray, Roques, Jamet, Genestou, peut-être quelques autres. A la sortie du cimetière, c’était Charles de Cacqueray qui était président du conseil général. Il était à peu près certain d’être élu. Le soir même vers 21h, je reçois un coup de fil du directeur de cabinet de Jean François-Poncet, Rémy Chardon, pour me demander ce que je pense d’une candidature de Jean François-Poncet à la présidence. Je lui ai répondu que j’en serai ravi, mais qu’on ne le voyait jamais et que nous avions prévu autre chose l’après-midi même. Il leur restait donc deux personnes à convaincre : de Cacqueray pour lui expliquer qu’il ne serait pas président, et Caillavet parce qu’il avait une véritable autorité sur beaucoup de conseiller généraux radicaux, y compris quelques socialistes. Jean François-Poncet a vu de Cacqueray et lui a promis qu’il serait 1er vice-président et suppléant aux sénatoriales de 1983, et donc sénateur puisque Jean François-Poncet envisageait de rester ministre après la présidentielle de 1981 si Giscard était réélu. Quant à Caillavet, ni lui ni Jean François-Poncet ne m’ont dit toute la vérité. Jean François-Poncet me téléphone pour me dire que Caillavet, c’est dans la poche et que les radicaux voteront Jean François-Poncet. Il me dit qu’il lui a promis un voyage avec Giscard à New York…mais il ne m’a pas tout dit ! Ce que j’ai su par la suite, c’est qu’il lui avait aussi promis une place éligible pour les élections européennes sur la liste de Simone Veil en 1979. Le lendemain matin, Caillavet me téléphone pour m’expliquer que Jean François-Poncet est quelqu’un d’extraordinaire. Tout baignait dans l’huile. Tout cela a marché, de justesse. Le jour de l’élection, j’étais assis à côté de Jean François-Poncet qui me demande s’il doit voter pour lui. Je lui dit que oui, et pour être certain qu’il le fasse, c’est moi qui ai écrit son bulletin. Or au dépouillement, un blanc ! Qui avait déposé le blanc ? Tout le monde pensait que c’était Jean François-Poncet, mais ce n’était pas le cas puisque c’est moi-même qui avait écrit son nom sur son bulletin. Je sais depuis très peu de temps qui c’est. Je soupçonnais Aulong, ou Faure qui ne supportait pas Jean François-Poncet car ce dernier était un copain d’Esquirol et que Faure ne supportait pas Esquirol, et aussi Lapoujade. Plus de trente ans après, je sais lequel des trois c’est !

Voila comment Jean François-Poncet a été élu Président.

Quand il a été battu à Laplume en 1994, je venais d’être réélu dans un fauteuil et lui ai proposé de démissionner pour lui laisser mon canton. Il a refusé. Il a fait sa traversée du désert.

 

En 1994, comment se fait le choix de Jean-Louis Brunet pour la présidence du conseil général ?

 

J’avais été sollicité. Ca ne m’intéressait pas. A ma femme non plus ! C’est Genestou qui a choisi Jean-Louis car il savait qu’il pourrait se servir de lui comme il l’avait déjà fait auparavant et comme il a continué à le faire par la suite.

 

Quelle a été votre première rencontre avec Jean François-Poncet ?

 

Il était ami de Pierre Esquirol qui était originaire de Francescas. Un jour Esquirol me dit : « Vous savez que nous avons un grand monsieur qui va venir en Lot-et-Garonne pour y faire de la politique : Jean François-Poncet. » C’est donc Esquirol qui me l’a présenté. C’était avant la campagne des législatives de 1967.

 

Pouvez-vous évoquer les trois maires de Nérac que vous avez côtoyé durant vos mandats ?

 

J’ai d’abord très bien connu Caillau. On avait travaillé ensemble au syndicat de voirie où il m’avait battu. On a mis le syndicat en marche. Caillau s’était bien débrouillé pour obtenir des fonds après des intempéries. En 1973, j’ai soutenu Christian Laurissergues contre lui aux législatives, avec Esquirol. Caillau a été un bon élu, mais il n’avait pas perdu un certain côté orgueilleux qui déplaisait fortement. Bien évidemment, l’idée de sortir Caillau ne déplaisait pas à Jean François-Poncet, ni à Pierre Labadie à Nérac.

Ensuite, je me suis très bien entendu avec André Garbay. Il avait battu Caillau pour les mêmes raisons que Laurissergues l’avait battu. Mais il avait beaucoup travaillé pour gagner Nérac et il bénéficiait d’une aura très favorable, en raison de la Résistance et de la colonie de vacances de Capbreton. C’était quelqu’un de très courtois, d’une honnêteté irréprochable. On a monté le premier contrat de pays ensemble. Puis il a été battu aux cantonales en 1982. Le soir où il a été battu, j’ai appelé la mairie de Nérac vers 20h30 pour avoir les résultats. C’est Garbay qui a répondu au téléphone. Je n’ai pas reconnu sa voix. Lui a reconnu la mienne. Quand j’ai demandé comment se passaient les élections, il m’a répondu : « C’est ton copain Brunet qui a gagné. » Brunet, ce n’est pas mon copain même si nous appartenions à la même sensibilité politique. Comment Brunet est venu à la politique ? C’est François-Poncet qui me dit qu’il faudrait regagner le canton de Nérac et il me demande à qui je pense pour faire le boulot. Un jour, j’en parle au maire du Nomdieu qui me dit qu’il en connait un qui serait peut-être bon. Et il me parle de Brunet, en me disant qu’il n’est peut-être pas radical, mais pas loin. J’en parle à François-Poncet, en précisant que Brunet à une « tare » : sur 35 conseillers généraux que nous étions, il y avait 15 médecins, 3 vétérinaires et un pharmacien. On l’a pris quand-même. On fait alors un diner chez Brunet, auquel assistait sa femme, Caillau, François-Poncet et moi. Caillau voulait se présenter. Il fallait donc l’écarter, lui faire comprendre qu’il n’avait aucune chance. Le sous-préfet Meyer, en poste alors à Nérac essayait aussi de l’écarter. Mais il ne lâchait pas prise. Je propose alors que s’il acceptait de ne pas être candidat, il puisse devenir 1er adjoint l’année d’après aux municipales. C’est ce qui s’est passé, mais ça n’a pas été facile. Je pense que Pierre Labadie aurait aimé être 1er adjoint et cela aurait été légitime. Par la suite, Brunet a toujours eu un premier adjoint qui a fait le travail à sa place : Caillau d’abord puis Chazallon.

 

Au moment de la création des communautés de communes, vers 1996, comment expliquez-vous que l’Albret se soit constitué autour de trois communautés ?

 

Nous étions à Calignac, les élus des cantons de Nérac et Francescas pour créer une communauté de communes qui regroupe les deux cantons. Nous étions prêt d’aboutir. Mais le maire du Nomdieu a agité le chiffon de la grosse ville qui voulait manger les petites communes. Cela se disait beaucoup à l’époque. Du coup, Nérac est parti avec Lavardac, Barbaste et Vianne. Cela s’est joué à un cheveu.

Raymond Soucaret lors de ses derniers voeux en janvier 2014

Raymond Soucaret lors de ses derniers voeux en janvier 2014

Agenda du 9 au 15 Juin

 

Mardi matin

Réunion SOBEGAL

 

Mardi après-midi

Réunion avenir intercommunal (Sous-préfecture)

Réunion rythmes scolaires (Ecole Marie Curie)

Conseil d’école (Ecole Jean Rostand)

Réunion de section du PS (Nérac)

 

Mercredi matin

Rendez-vous CCVA (Maison Aunac)

Rendez-vous (Mairie)

 

Mercredi après-midi

Bureau municipal (Mairie)

Réunion avec le directeur des archives départementales (Mairie)

Assemblée générale Cinéma le Margot (Cinéma)

 

Jeudi matin

Réunions de travail CCVA (Maison Aunac)

Réunion projet Boulevard Coubertin (Mairie)

 

Jeudi après-midi

Ecole Jean Rostand

Lancement édition Le Festin (Esplanade Espace d’Albret)

 

Vendredi matin

Réunion suivi des dossiers (Mairie)

Commission appels d’offres CCVA (Maison Aunac)

 

Vendredi après-midi

Rendez-vous (Mairie)

 

Samedi matin

Rendez-vous (Mairie)

 

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